Pourquoi faut-il voter pour Claude-Alain Voiblet ?

Lettre de lecteur de Raymond Laederach, membre du comité du parti vert’libéral vaudois, parue le 23 mars 2012 dans le 24 Heures.

Pourquoi voter Voiblet?
Les Vert’libéraux vaudois appellent à voter pour Claude-Alain Voiblet au second tour des
élections au Conseil d’Etat. Voici pourquoi.
Commençons par écarter deux possibilités qui, en réalité, n’en sont pas. D’une part, donner
la liberté de vote n’a pas de sens. Tout citoyen a la liberté de voter pour qui il veut. C’est un
droit acquis il y a de nombreuses années. D’autre part, voter pour Emmanuel Gétaz est
inutile. Tout comme il n’a pas été élu fin 2011, il ne sera pas élu cette année.
Il n’y a que deux possibilités sérieuses: voter pour M. Voiblet ou pour le trio de gauche.
Choisir la première possibilité met au coeur du pouvoir le PLR, qui pourra faire passer sa
politique en s’appuyant dans la plupart des cas sur la majorité de droite, et dans certains cas
sur une alliance avec la minorité de gauche. Si, au contraire, on vote pour le trio de gauche,
c’est alors au parti socialiste que l’on donne le pouvoir.
Le parti vert’libéral est un parti de droite, parce qu’il est attaché, en plus de la protection de
l’environnement, à une politique financière rigoureuse, une politique économique libérale et
une politique sociale qui responsabilise les individus. Pour nous, ces quatre composantes
sont les piliers du développement durable. Or, si l’on peut compter dans une assez large
mesure sur la gauche pour la première de ces quatre composantes, c’est sur la droite que
l’on doit compter pour les trois autres.
Les Vert’libéraux choisissent donc, pour l’élection du Conseil d’Etat vaudois, de soutenir le
PLR. Et tant pis si ce choix passe par l’élection de M. Voiblet.
Raymond Laederach
Membre du comité du parti vert’libéral vaudois

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EXONERATIONS FISCALES : UN RECADREMENT S’IMPOSE

Le débat fait rage au sujet de la politique de promotion économique menée à l’aide d’exonérations fiscales afin d’inciter les entreprises étrangères à venir s’établir dans notre Canton. En tant que libérale convaincue, mon opinion est faite au sujet de ces interventions de l’Etat dans le tissu économique de notre région : ces pratiques demandent à être recadrées.

J’habite la Côte, une région qui bénéficie d’une grande attractivité pour les entreprises étrangères et jouit d’un essor économique enviable depuis de très nombreuses années. Dans cet environnement prospère était-il nécessaire de continuer à accorder des subventions sous forme d’exonérations fiscales afin d’attirer des multinationales ? Et ceci sachant que ces interventions allaient accentuer les pressions sur le logement et la mobilité provoquées par la croissance exceptionnelle de notre région ? Plutôt que de négliger les conséquences sur les infrastructures et sur notre qualité de vie, l’Etat n’aurait-il pas dû avoir une vision plus globale et choisir d’accompagner ce développement ?

Un recadrement s’impose. Il s’agit de mener une politique de promotion économique plus différenciée, de privilégier les PME et entreprises existantes, et de mieux cibler le soutien accordé aux entreprises étrangères à l’aide d’allègements fiscaux; ceci en fonction de leur région d’établissement , de leur domaine d’activité et de leur responsabilité sociale. Et il s’agit aussi d’améliorer la transparence sur les conditions de ces exonérations fiscales et sur les contreparties attendues des bénéficiaires afin de pouvoir mieux évaluer l’efficience de cette politique de promotion économique.

Dominique-Ella CHRISTIN, candidate vert’libérale au Grand Conseil, District de Nyon

Quand le système d’assurance maladie tousse…

Le triste exemple de l’assureur EGK nous rappelle encore une fois que notre système d’assurance maladie est…. malade. La concurrence est en général un formidable moteur pour l’économie (innovation, baisse de coûts, etc.), mais il faut aussi être réaliste, même s’ils sont assez rares, certains marchés ne peuvent pas fonctionner selon les strictes lois du marché. Outre l’assurance maladie obligatoire de base, je pense par exemple aux livres (votez OUI au prix unique du livre !) ou encore l’agriculture locale qui ne pourrait survivre si elle n’était pas protégée.

Pour l’assurance maladie, des propositions ont été faites pour réformer le système. Je ne suis personnellement pas convaincu par la solution du PS de caisse publique unique. Par contre, je soutiens pleinement celle émanant d’un groupement d’actuaires romands appelé GAAM qui propose une caisse cantonale (voire inter-cantonale) pour récolter les primes, laissant aux caisses le soin de gérer la distribution des prestations sans se soucier des réserves ni de la gestion des mauvais cas. Elles pourraient par ailleurs continuer à vendre leurs assurances complémentaires (plus d’information sur http://www.artias.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=324&Itemid=104).

L’avantage de cette proposition est qu’elle améliore sensiblement le système actuel sans forcément remettre en cause toute sa conception. Etonnement, cette proposition n’a pas eu d’écho à Berne lorsqu’elle est sortie, probablement à cause de la puissance des lobbies des assureurs maladie qui ont tout intérêt à garder l’opacité du système actuel… J’espère qu’avec le parlement fédéral récemment renouvelé et l’exemple malheureux d’EGK, de nouvelles pistes, comme celle du GAAM, seront explorées ! Les vert’libéraux s’y engagent résolument.

Aurélien G. Demaurex

Candidat au Grand Conseil pour les vert’libéraux

Le socialisme européen sous cloche pendant 20 ans ?

Le socialisme est une idéologie politique qui prône la redistribution. Le socialisme a extraordinairement prospéré en Europe depuis les années 20 du siècle précédent. Il a accompagné le grand élan de la reconstruction d’après-guerre. Il a posé les bases de l’Etat social à la mode européenne. Il a imposé son leadership idéologique sur toute la pensée issue de ce continent depuis 1945. Pour ce faire, les partis qui s’en réclament ont pu puiser à pleine main dans la corne d’abondance née de l’essor économique des « Trente Glorieuses ». Puis dans la manne, apparemment sans limite, du crédit privé international pendant les « Trente Piteuses ». Et maintenant, c’est fini. Il n’y plus rien dans les caisses. Plus rien a redistribuer, plus rien à promettre pour se faire élire. Juste un énorme tas de dettes libellées en devises fortes. Un tas gigantesque, si gros que même le plus obtus des politicien est bien obligé de le voir… Un tas qu’il va falloir user, péniblement, année après année. Et cet état de chose va durer longtemps. Deux décennies probablement. A quoi ressemblera exactement l’Europe politique après cela ? C’est une question qui intéresse la Suisse.

Bernard Antoine Rouffaer

Tous les partis sont écologistes aujourd’hui.

Voici la petite phrase prononcée dernièrement par l’une de mes amies. Et il est vrai que le programme de tous les partis traditionnels fait une petite place à une photo d’éolienne et un texte aimable et bien intentionné vantant les mérites du développement durable. Et après ? Pas grand-chose. Quand on a été créé pour servir les intérêts d’une classe sociale, d’un groupe économique, ou d’une confession, on en reste a son coeur de cible. On ne peut servir deux maîtres. Or défendre les grands équilibres écologiques, c’est à dite le confort et le bonheur de vivre de nos enfants, – outre notre propre conscience – , absorbe les forces de celui qui s’y applique. L’écologie politique est un combat, ce n’est pas une récréation. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait à mi-temps, quelque chose qui serve à épater la galerie avant de repasser à des choses plus sérieuses. Des choses plus sérieuses comme l’argent, l’économie, le syndicat ou le pouvoir. C’est pour cela qu’il existe des partis écologistes. Parce que forger un monde nouveau en combinant harmonieusement l’Economie, l’Humain et la Planète est une exercice difficile. Difficile et indispensable.

Bernard Antoine Rouffaer