Le triste exemple de l’assureur EGK nous rappelle encore une fois que notre système d’assurance maladie est…. malade. La concurrence est en général un formidable moteur pour l’économie (innovation, baisse de coûts, etc.), mais il faut aussi être réaliste, même s’ils sont assez rares, certains marchés ne peuvent pas fonctionner selon les strictes lois du marché. Outre l’assurance maladie obligatoire de base, je pense par exemple aux livres (votez OUI au prix unique du livre !) ou encore l’agriculture locale qui ne pourrait survivre si elle n’était pas protégée.
Pour l’assurance maladie, des propositions ont été faites pour réformer le système. Je ne suis personnellement pas convaincu par la solution du PS de caisse publique unique. Par contre, je soutiens pleinement celle émanant d’un groupement d’actuaires romands appelé GAAM qui propose une caisse cantonale (voire inter-cantonale) pour récolter les primes, laissant aux caisses le soin de gérer la distribution des prestations sans se soucier des réserves ni de la gestion des mauvais cas. Elles pourraient par ailleurs continuer à vendre leurs assurances complémentaires (plus d’information sur http://www.artias.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=324&Itemid=104).
L’avantage de cette proposition est qu’elle améliore sensiblement le système actuel sans forcément remettre en cause toute sa conception. Etonnement, cette proposition n’a pas eu d’écho à Berne lorsqu’elle est sortie, probablement à cause de la puissance des lobbies des assureurs maladie qui ont tout intérêt à garder l’opacité du système actuel… J’espère qu’avec le parlement fédéral récemment renouvelé et l’exemple malheureux d’EGK, de nouvelles pistes, comme celle du GAAM, seront explorées ! Les vert’libéraux s’y engagent résolument.
Aurélien G. Demaurex
Candidat au Grand Conseil pour les vert’libéraux