Quand le système d’assurance maladie tousse…

Le triste exemple de l’assureur EGK nous rappelle encore une fois que notre système d’assurance maladie est…. malade. La concurrence est en général un formidable moteur pour l’économie (innovation, baisse de coûts, etc.), mais il faut aussi être réaliste, même s’ils sont assez rares, certains marchés ne peuvent pas fonctionner selon les strictes lois du marché. Outre l’assurance maladie obligatoire de base, je pense par exemple aux livres (votez OUI au prix unique du livre !) ou encore l’agriculture locale qui ne pourrait survivre si elle n’était pas protégée.

Pour l’assurance maladie, des propositions ont été faites pour réformer le système. Je ne suis personnellement pas convaincu par la solution du PS de caisse publique unique. Par contre, je soutiens pleinement celle émanant d’un groupement d’actuaires romands appelé GAAM qui propose une caisse cantonale (voire inter-cantonale) pour récolter les primes, laissant aux caisses le soin de gérer la distribution des prestations sans se soucier des réserves ni de la gestion des mauvais cas. Elles pourraient par ailleurs continuer à vendre leurs assurances complémentaires (plus d’information sur http://www.artias.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=324&Itemid=104).

L’avantage de cette proposition est qu’elle améliore sensiblement le système actuel sans forcément remettre en cause toute sa conception. Etonnement, cette proposition n’a pas eu d’écho à Berne lorsqu’elle est sortie, probablement à cause de la puissance des lobbies des assureurs maladie qui ont tout intérêt à garder l’opacité du système actuel… J’espère qu’avec le parlement fédéral récemment renouvelé et l’exemple malheureux d’EGK, de nouvelles pistes, comme celle du GAAM, seront explorées ! Les vert’libéraux s’y engagent résolument.

Aurélien G. Demaurex

Candidat au Grand Conseil pour les vert’libéraux

Le socialisme européen sous cloche pendant 20 ans ?

Le socialisme est une idéologie politique qui prône la redistribution. Le socialisme a extraordinairement prospéré en Europe depuis les années 20 du siècle précédent. Il a accompagné le grand élan de la reconstruction d’après-guerre. Il a posé les bases de l’Etat social à la mode européenne. Il a imposé son leadership idéologique sur toute la pensée issue de ce continent depuis 1945. Pour ce faire, les partis qui s’en réclament ont pu puiser à pleine main dans la corne d’abondance née de l’essor économique des « Trente Glorieuses ». Puis dans la manne, apparemment sans limite, du crédit privé international pendant les « Trente Piteuses ». Et maintenant, c’est fini. Il n’y plus rien dans les caisses. Plus rien a redistribuer, plus rien à promettre pour se faire élire. Juste un énorme tas de dettes libellées en devises fortes. Un tas gigantesque, si gros que même le plus obtus des politicien est bien obligé de le voir… Un tas qu’il va falloir user, péniblement, année après année. Et cet état de chose va durer longtemps. Deux décennies probablement. A quoi ressemblera exactement l’Europe politique après cela ? C’est une question qui intéresse la Suisse.

Bernard Antoine Rouffaer

Tous les partis sont écologistes aujourd’hui.

Voici la petite phrase prononcée dernièrement par l’une de mes amies. Et il est vrai que le programme de tous les partis traditionnels fait une petite place à une photo d’éolienne et un texte aimable et bien intentionné vantant les mérites du développement durable. Et après ? Pas grand-chose. Quand on a été créé pour servir les intérêts d’une classe sociale, d’un groupe économique, ou d’une confession, on en reste a son coeur de cible. On ne peut servir deux maîtres. Or défendre les grands équilibres écologiques, c’est à dite le confort et le bonheur de vivre de nos enfants, – outre notre propre conscience – , absorbe les forces de celui qui s’y applique. L’écologie politique est un combat, ce n’est pas une récréation. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait à mi-temps, quelque chose qui serve à épater la galerie avant de repasser à des choses plus sérieuses. Des choses plus sérieuses comme l’argent, l’économie, le syndicat ou le pouvoir. C’est pour cela qu’il existe des partis écologistes. Parce que forger un monde nouveau en combinant harmonieusement l’Economie, l’Humain et la Planète est une exercice difficile. Difficile et indispensable.

Bernard Antoine Rouffaer

3 millions pour le viticulture vaudoise ?

Le Lavaux est pris en sandwich entre sa beauté, classée par l’UNESCO, et son relief escarpé, qui complique et renchérit le travail de la terre. La solution est-elle de produire encore des vins médiocres destinés au marché local, ou de viser la plus haute qualité possible et de compenser les difficultés de l’exploitation par le niveau du prix. Je penche pour la seconde solution. Les vignerons vaudois ne s’échapperont du piège que par le haut. Ils ne rivaliseront jamais avec la Napa Valley ou les grands espaces argentins. Leur objectif doit être le champagne, vin médiocre anoblit par la cour de Versailles. Qui sera le Versailles des vins vaudois ? Je ne sais pas, mais il faut les aider à le trouver.

Bernard Antoine Rouffaer

Exonérations fiscales

Il était temps !

Bonne nouvelle : le canton de Vaud est dans le collimateur du Contrôle fédéral des finances (CdF) ! Il était temps que « l’organe suprême de la Confédération en matière de surveillance financière » se pose quelques questions au sujet des largesses que le Conseil d’État vaudois accorde aux multinationales étrangères, et cela dans une opacité voulue et totale.
C’est que ces entreprises offrent des postes de travail, nous explique-t-on. D’abord, ce n’est que partiellement vrai, dans la mesure où souvent les postes qu’elles créent sont occupés par des employés étrangers qu’elles prennent dans leurs valises. Ce qui a pour effet secondaire de renchérir l’immobilier et d’encombrer des transports publics à la limite de l’étouffement. Mais surtout, le même argument ne semble pas s’appliquer aux petites et moyennes entreprises (PME) suisses, qui créent dix fois plus d’emplois et pourtant ne bénéficient d’aucune exonération fiscale de quelque sorte que ce soit. Si ça se trouve, nos PME, déjà écrasées par la force du franc, paient des impôts pour les géantes mondialisées.
Les autres cantons, en particulier romands (Fribourg, Jura, etc.), qui respectent certaines règles en matière de concurrence fiscale, attendaient sans doute avec une certaine impatience, la publication du rapport du CdF. Nous aussi !

Lena Lio, secrétaire générale des Vert’libéraux Pully – Lavaux-Oron

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